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D'Hovhannès Toumanian à Sylva Kapoutikian

Hovhannès Toumanian

Considéré comme l’un des plus grands poètes et écrivains arméniens, Hovhannès Toumanian est né en 1869 dans une province arménienne de l’Empire russe, et mort en 1923 à Moscou.
Ses thèmes de prédilection sont des images de la campagne ou les mœurs populaires arméniennes. Il est l’un des rares écrivains de la littérature arménienne à avoir développé la littérature pour enfants. D’ailleurs, la plupart de ses contes sont inspirés des légendes populaires.
Le plus célèbre de ses poèmes, Anouch (1892), inspira à Armen Tigranian l’opéra du même nom.
Un autre de ses écrits, La Goutte de Miel, est un conte poétique arménien parabolant un monde trop souvent mis à mal par la folie des hommes et l'engrenage absurde des guerres. Il porte un message de sagesse et de paix que chacun peut faire sien.

 

Archag Tchobanian

Né en 1872 à Constantinople et mort en 1954 à Paris, Archag Tchobanian est un écrivain et poète arménien. En 1895, il émigra à Paris pour fuir les persécutions turques et joua un très grand rôle dans l'extension de la connaissance de la culture et de la littérature arménienne en France, par de multiples traductions et des éditions savantes. Intégré dans les milieux intellectuels européens et amis de nombreux écrivains et penseurs, il fut l’une des grandes voix de l'Arménie en exil dans la première moitié du XXe siècle.

 

Hakob Mélik Hakobian, dit Raffi

Né en 1835 en Perse et mort en 1888 à Tiflis (actuelle Tbilissi), l’écrivain Hakob Mélik Hakobian, dit Raffi, est considéré comme l'une des figures centrales de la littérature arménienne, Au cours de sa vie, Raffi entreprit de nombreux voyages dans les villages et les provinces arméniennes, de l’Arménie orientale et occidentale. Il y découvrit la misère quotidienne de la population arménienne sous la menace constante des Turcs et des Kurdes. À l’instar d’autres intellectuels arméniens, Raffi était convaincu qu’il n’était plus possible de vivre ainsi ; il souhaita dès lors transformer la société arménienne en profondeur, en faisant prendre conscience au peuple de la réalité dans laquelle il vivait. Considérant l’éducation en langue arménienne de la population comme fondamentale, il entreprit par divers moyens (dans la presse, dans les romans, par l’enseignement) de combler ce manque de culture dans la population.
Son œuvre principale, Le Fou, connut un grand succès. Il fut à l’époque par toute la jeunesse arménienne. Ses romans, très patriotiques, donnèrent naissance à de véritables héros et révolutionnaires nationaux.

 

William Saroyan

Né en 1908 et mort en 1981 à Fresno (Californie), cet écrivain arméno-américain est l’auteur de nombreuses pièces de théâtre et de nouvelles basées sur son expérience de fils d’immigrants arméniens. Traitant du déracinement des immigrants (My Name is Aram, en 1940, connut un succès international) mais aussi de la société américaine (The Human Comedy, adapté au cinéma en 1943, remporta l’Oscar de la meilleure histoire originale), ses histoires furent très populaires aux États-Unis.
Lorsqu’il mourut d’un cancer en 1981, une partie de ses cendres fut déposée en Californie, et l’autre en Arménie.

 

Zabel Essayan

Considérée comme l'une des premières femmes de lettres de sa génération, Zabel Essayan est une romancière et journaliste arménienne, née en 1878 à Constantinople et morte en 1943 en Transcaucasie. Elle devint célèbre en tant qu'écrivain et intellectuelle pour son chef-d'œuvre Dans les Ruines : publié en 1911, cet ouvrage décrit les massacres d’Adana, que la romancière découvrit dans le cadre d’une mission menée avec la Croix Rouge. En 1915, elle échappa à la déportation et à la mort lors du génocide en vivant dans la clandestinité à Constantinople. Elle fuit en Bulgarie, puis partit pour le Caucase. Après la Grande Guerre, elle s'occupa des secours aux réfugiés et aux orphelins dans divers centres du Proche-Orient, et dirigea le journal Erevan. Elle publia en 1920 le livre Le rôle de la femme pendant la guerre, qui connut un grand succès.
En 1933, elle s'installa définitivement en Arménie à l'invitation du gouvernement, où elle devint titulaire de la chaire de littérature occidentale à l'université d'État d'Erevan.
Elle fut victime des Grandes purges staliniennes de 1937. Jugée et emprisonnée la même année, elle disparut sans laisser de trace vérifiable, malade, ou déportée dans les environs de la Transcaucasie. Elle mourut probablement en 1943, à l’âge de de 65 ans.

 

Sylva Kapoutikian

Née en 1919 et morte en 2006 à Erevan, cette poétesse arménienne était l'épouse du poète Hovhannès Chiraz (1915-1984). Elle se distingua par son militantisme engagé pour la défense des victimes présumées du soviétisme, et se battit pour le rattachement du Haut-Karabagh à l'Arménie, qualifiant les actions des Azéris de criminelles. Fermement engagée en faveur de la reconnaissance du génocide, elle était très influente en Arménie. Le 21 janvier 2009, un musée fut inauguré dans sa maison à Erevan.
Paru en 1951, son recueil Mes Intimes remporta en 1952 le Prix d'Etat de l'Union Soviétique.